IT & Bank luxembourg

Le blog des techniques informatiques et bancaires au Luxembourg.

Clouding or not clouding?

oliotg | 17 août, 2010 19:32

Type d’article Bank 25%  IT 75%

Le clouding computing est la dernière mode informatique. Etes-vous cloud ? Comment est-ce possible vous n’êtes pas encore cloud ? Attention vous êtes peut-être en train de rater la nouvelle révolution informatique : L’informatique sans ordinateur et sans informaticien !

Le clouding promet des applications informatiques développées et hébergées dans les nuages. Avec le cloud plus de problème informatique plus de problème d’informaticien, une connexion réseau suffi, la capacité s’adapte aux besoins et on ne paie que ce qu’on utilise. Le clouding a pour objectifs de rendre la distribution des applications informatiques aussi simple que la distribution l’électricité : une prise et c’est tout. Le clouding serait même écologique.

cd

A la fin des années 90 début 2000, les market places informatiques devaient révolutionner le commerce. Les magasins classiques avaient du souci à se faire, puisque tout aller s’acheter sur Internet d’un simple click ! Aujourd’hui, dix ans et deux éclatements de bulle spéculative plus tard, on va toujours acheter ses chaussures dans des boutiques qui sentent bon le cuire. Le commerce électronique s’est ajouté aux canaux de distribution traditionnels sans les remplacer. La révolution n’a pas eu lieu, mais l’évolution est en cour.

Le clouding va sans doute suivre la même voie. Externaliser totalement certaines applications va sans doute être pertinent pour certaines entreprises, externaliser toute l’IT de toutes les entreprises est une chimère. Les entreprises ont du mal à aligner leur IT à leur business avec des équipes informatiques dédiées comment y arriveraient t’elles avec des solutions génériques dans les nuages ? Comment comparer l’électricité qui se caractérise simplement par une tension, une fréquence et une intensité à une application informatique caractérisée par des centaines de page de spécification ?

url

La réalité n’est pas aussi caricaturale puisqu’il existe plusieurs niveaux de clouding. Le premier niveau (IaaS) consiste à externaliser la gestion des serveurs informatiques. Le second niveau (PaaS) consiste à ajouter les logiciels d’infrastructure tels que les systèmes d’exploitation et les systèmes de gestion de base de données. Le troisième niveau (Saas), le plus abouti, consiste à externaliser également les applications métier.

Les deux premiers niveaux reviennent plus ou moins à ce que beaucoup d’entreprise font déjà en sous-traitant leur data center. Le troisième niveau est moins courant mais existe déjà depuis les années 90 sous le nom de Application Service Provider ou ASP.

La sous traitance des data center est répendue dans le secteur bancaire luxembourgeois. Cette sous traitance est prévues par les articles 29-3 et 29-4 de la loi du 5 avril 1993. Le mode ASP pourrait être envisagé pour les applications hors du cœur de métier bancaire comme la messagerie et la bureautique. L’IT d’une banque est à la fois son ossature et son système nerveux comment les banques pourraient-elles se différentier en mettant en commun leur solution IT ?

Le clouding n’est donc pas une révolution, c’est une évolution d’un mouvement ancien qui est l’externalisation des services informatiques. Il est probable que l’effet de mode cloud apporte une attention et des moyens qui n’auraient pas été présents sans lui et accélère un peu le mouvement.

Gwenael Oliot

Références:
·Livre blanc sur le clouding : http://www.syntec-informatique.fr/content/download/716911/10898717/file/SYNTEC-livre%20blanc-cloud_computing_HD.pdf
·Définition du clouding http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing
·Texte de loi sur les PSF http://www.cssf.lu/uploads/media/loi_MiFID_130707_upd_181209.pdf

Automatic trading et bugs automatiques.

oliotg | 28 janvier, 2010 21:02

Type d’article bank 50%  IT 50%

Pour suivre à la micro seconde les évolutions des marchés, de plus en plus d'organisme laissent à des logiciels la décision de passer des ordres en bourses. C'est ce qu'on appelle l'automatic trading. Si un ordinateur peut être le pilote automatique d'un avion pourquoi ne pourrait-il pas prendre des décisions d'investissement ?

Que ce soit un être humain qui passe un ordre ou une machine, le résultat est le même et l'organisme émetteur est engagé. Un bug qui achèterait n'importe quoi serait une sorte de Kirviel qui pourrait passer des centaines d'ordre par seconde. On imagine les dégâts...

Heureusement, les informaticiens et les banquiers sont des gens sérieux et les logiciels de trading automatique sont conçus, testés et exploités avec la plus grande rigueur. Enfin presque...

Selon un article du Financial Times (http://www.ft.com/cms/s/0/84950872-09e5-11df-8b23-00144feabdc0.html?nclick_check=1), des bugs ont été constatés par différentes bourses. A la manière des pirates informatiques qui font tomber des serveurs en leur envoyant des milliers de requête, ces bugs auraient noyés les bourses sous des montagnes d'ordre erroné. La seule conséquence aurait été de perturber le fonctionement des bourses.

A quand une affaire à la Kirviel avec une baie de serveur informatique dans le box des accusés?

Gwenael Oliot

IT architecture of a fund service provider

oliotg | 18 janvier, 2010 22:49

Type d’article: Bank 50%  IT 50%

The main topic of this blog is to link bank and IT. Enterprise architecture is a bridge between IT and Business. I tried to build this bridge in the document bellow: 
IT architecture of a fund service provider.
I hope this document helps IT people and fund people understand each other building the best solution for fund services. Comments are welcome in this blog or by mail at oliotg@yahoo.fr
.

Gwenaël Oliot

Top compétence au 10/11/2009

oliotg | 10 novembre, 2009 20:58

 type de sujet: 10%IT 90%Banque

Quelles sont les compétences recherchées dans le secteur bancaire au Luxembourg ?

Pour répondre à cette question voici une étude basée sur le site de recrutement jobs.lu.

Le principe est simple :
  • On se connecte à http://fr.jobs.lu/ version française.
  • Dans le champ type d’emploi on sélectionne « Banque / Assurances ».
  • Dans le champ Zone géographique on sélectionne « Luxembourg ».
  • Dans le champ mots clé on saisie « un mot clé ».
  • On clique sur rechercher.
  • On compte le nombre de résultat.
Team en escalier
 Voici les chiffres obtenus :
  • Mot clé « domaine métier » :
  1. Accounting :       24 (177) chiffre au 10/11/2009 (chiffre au 25/07/2008)
  2. Risk :                19 (74)  
  3. Compliance :      18 (53)
  4. Transfert:           13 (9)
  5. Retail /détail :    15 (5)
  6. Custody :           2 (56)
  • Mot clé « progiciel bancaire » 
  1. Multifonds :        2 (23)
  2. Olympic :           0 (15)
  3. T24 :                 0 (0)
  4. Triple :              0 (0)
  • Mot clé « fonction »
  1. Manager :          38 (150)
  2. Analyste :          7 (64)
  3. Projet        :       3 (3)
  • Mot clé « technologie IT »
  1. Oracle :             3 (6)
  2. Java :                1 (4)
  3. Cobol :               0 (0)
  4. .NET :                0 (0)
  • Mot clé « expérience »
  1. Senior :             27 (106)
  2. Junior :              6 (32)

 Je vous laisse tirer vos conclusions.

Gwenael Oliot

Etude au 25/07/2008 http://oliotg.blog.lu/archives/553/20080726

Target2 securities (T2S) au Luxembourg

oliotg | 09 octobre, 2009 21:35

Type d'article: Bank 100%  IT 0%

 

La session d'information T2S du 7 octobre 2009 s'est déroulée en partenariat avec l'ABBL dans les locaux de la BCEE à Luxembourg. Environ 150 personnes sont venues assister à l'événement des quatre coins de l'Europe. Les débats étaient présidés par Marc Bayle directeur du programme T2S de la BCE.

logo t2s

 

La journée s'est déroulée en quatre temps :

  1. Un point sur l'avancement du projet.
  2. Une discussion sur l'estimation du volume de transaction dans T2S.
  3. Une discussion sur l'opportunité de doter T2S de fonctionnalités complémentaires en termes de gestion de liquidité.
  4. Une discussion sur les apports de T2S pour l'industrie des fonds.

Les parties qui m'ont le plus intéressé ont été les deux dernières.

Un des grands apports de T2S est de pouvoir settler les transactions de titre européen en un lieu unique, en monnaie de banque centrale. Ceci permet de concentrer dans un seul compte cash les liquidités nécessaires aux achats de titres qu'il fallait par le passé éparpiller chez plusieurs correspondants commerciaux. Avec T2S, le montant de liquidité nécessaire sera plus faible et déposé chez un tiers plus fiable.

Une fonctionnalité est nécessaire pour que ces avantages soit réellement exploités : c'est une gestion performante du collatéral. Pour que la liquidation des transactions soit efficace, il est nécessaire de faire des prêts aux acheteurs en manque de liquidité. Il est indispensable que ses prêts soient limités et couverts par du bon collatéral.

Les exigences métiers actuelles (URD) de T2S prévoient déjà une gestion du collatéral. L'objet du débat était l'opportunité d'améliorer cette gestion, en la rendant plus automatique et plus en ligne avec le modèle légal de T2S. La majorité des intervenants étaient favorables à ce perfectionnement. En l'absence de telles fonctionnalités il est possible que de nombreux acteurs ne puissent accéder à T2S qu'à travers un tiers gestionnaire de collatéral.

tirelire

Le débat sur l'apport de T2S au monde des fonds a également été intéressant. Un fonds a deux faces, Asset side, c'est un investisseur qui gère un portefeuille d'actifs ; Liability side c'est un produit financier dans lequel on peut investir.

Asset side, les fonds bénéficieront des baisses de coût de liquidation promises par T2S comme tous les autres investisseurs. Liability side, la question est plus ouverte. Les fonds sont-ils des actifs liquidables comme les actions classiques ?

Le monde des fonds est différent de celui des actions. Les actions classiques sont essentiellement échangées sur le marché secondaire, les fonds sont échangés principalement sur le marché primaire. Les actions sont tradables aussi longtemps que la bourse est ouverte, les fonds ne sont tradables qu’à des instants particuliers (cut off de VNI). La commercialisation des fonds mobilise un réseau de distributeur qu’il faut rémunérer.

Le monde des fonds n’est pas uniforme. Certains marchés sont basés sur le modèle « agent de transfert » d’autres sur le modèle « CSD ». Certains sont domestiques, d’autres sont internationales.

On le voit, les fonds ne sont pas des actifs comme les obligations ou les actions classiques pour lesquels T2S a été conçu. Modifier T2S pour qu’il s’adapte aux fonds ne serait-il pas trop lourd ? Comment être en ligne avec toutes les spécificités des OPC ?

Marc Bayle a terminé par une note d’optimisme, T2S a déjà su surmonter tant de particularisme...

Pourtant beaucoup de fonds européens sont dénominés en devises étrangères hors du périmètre de T2S. Il est clair qu’il est plus important pour l’industrie des fonds de rester ouverte aux investisseurs non européens que de faire de petites économies sur les coûts de settlement.

A suivre…

Gwenael Oliot

Pour avoir les supports de la présentation, cliquez ici

Les directeurs informatiques du secteur bancaire Luxembourgeois.

oliotg | 17 juillet, 2009 20:06

Type d'article: Bank 50%  IT 50%


Acteur clé entre la banque est l'IT: qui suis-je ? Le directeur informatique bien-sûr !
 
Voici une liste de références spécifiquement Luxembourgeoises dédiées à ce personnage :

Enfin je me permets d'ajouter une référence française vers l'excellent site du CIGREF http://www.cigref.fr/

Bonne lecture,
 
Gwenaël Oliot

Les 20 principes de Target2 securities (T2S)

oliotg | 21 avril, 2009 18:44

Type d’article: Bank 100%  IT 0%

 

Target2 Securities est en cours d’implémentation (Cf T2S pour les nuls). Il est possible de connaître assez précisément ce que va être cette plateforme en lisant le document d’exigence utilisateur qui est téléchargeable gratuitement sur le site de la Banque Centrale Européenne.

 

Ce document de 863 pages (en anglais) est le cahier des charges que devra remplir T2S. Se lancer dans l’analyse d’un tel pavé n’est pas un petit travail. Prendre connaissance des 20 principes qui gouvernent T2S est un bon point de départ.

 

Voici ces principes :

  1. L’Eurosysteme sera en charge de développer et d’exploiter T2S en assumant sa propriété pleine et entière.
  2. T2S sera basé sur la plateforme Target2, et fournira le même niveau de disponibilité de résilience et de sécurité que Target2.
  3. T2S ne sera pas impliqué dans le paramétrage et l’exploitation des Dépositaires Titre Centraux (CSD), mais servira uniquement de plateforme technique de settlement pour les CSD.
  4. La gestion des comptes utilisateurs de chaque CSD restera légalement attribuée à chaque CSD.
  5. Le service de settlement T2S permettra aux CSD d’offrir de manière harmonisée à leurs participants un niveau settlement équivalent en terme de fonctionnalité et de couverture.
  6. Les positions titres devront être changées uniquement dans T2S.
  7. Certains CSD participants à T2S devront être désignés sous la directive Settlement Finality (SFD) dans leur juridiction respective.
  8. T2S fera son settlement uniquement sur des positions cash en banque centrale.
  9. L’objectif premier de T2S sera le settlement en Euro
  10. Techniquement, il devra être possible de paramétrer d’autres devises que l’Euro.
  11. T2S devra permettre à certains usagers d’être connecté directement à sa plateforme.
  12. La participation des CSD à T2S ne sera pas obligatoire.
  13. Tout CSD dont le settlement fonctionne en Euro sur des positions cash de banque centrale sera éligible pour participer à T2S.
  14. Tous les CSD connecté à T2S bénéficieront des mêmes conditions.
  15. Les CSD connectés à T2S le seront via des relations contractuelles harmonisées.
  16. Tous les CSD connectés à T2S devront avoir un calendrier des jours ouvrables harmonisé et des horaires d’ouverture et de fermeture harmonisés.
  17. Les règles et procédures de settlement devront être communes à tous les participants
  18. T2S fonctionnera de la manière économe et n’aura pas pour objectif de faire du profit.
  19. Les services T2S devront être compatibles avec les principes du code de conduite Européen pour le Clearing et Settlement
  20. T2S devra offrir aux CSD participants un support qui respecte les cadres légaux et de supervision.

Gwenael Oliot

 

Pour en savoir plus: http://www.ecb.eu/paym/t2s/pdf/T2S_URD_V4.1_Final_March2009.pdf

La maitrise d'ouvrage (MOA) informatique pour les nuls

oliotg | 13 mars, 2009 19:45

Type d'article: Bank 50%  IT 50%

 

Bank et IT est un blog sur la banque et l’informatique. La maîtrise d’ouvrage informatique qui est à la frontière entre ces deux thèmes est au cœur du sujet.

 

Le terme « maîtrise d’ouvrage » est tiré du vocabulaire du bâtiment et travaux publics. Le maître d’ouvrage est celui qui commande une réalisation et qui l’exploitera une fois terminée. Le maître d’œuvre est celui qui réalise la commande.

 

La maîtrise d’ouvrage informatique est du coté métier, il s’agit de l’interlocuteur privilégier de l’IT. On peut distinguer deux niveaux de maîtrise d’ouvrage : la maîtrise d’ouvrage stratégique et la maîtrise d’ouvrage opérationnelle.

 

La maîtrise d’ouvrage stratégique est l’interlocuteur du directeur informatique. Elle doit connaître les orientations stratégiques de l’entreprise pour pouvoir les décliner dans la stratégie IT. Elle participe à la définition des projets IT sur un horizon de trois à cinq ans. Elle participe également à la définition du Service Level Agreement. Elle est souvent constituée des directeurs des différentes divisions métiers de la banque.

 

La maîtrise d’ouvrage opérationnelle est plus proche du terrain. Elle est au contact des utilisateurs internes et externes du système d’information. Sur un projet donné, elle définit les exigences qui devront être implémentées par l’IT, elle arbitre entre les fonctions à réaliser, réceptionne et test le produit livré par les informaticiens. C’est elle qui diffuse l’information vers les utilisateurs et centralise leurs retours d’expérience (gestion des incidents).

 

ITOeil

Dans une organisation réelle, le découpage des tâches n’est pas toujours aussi clair. Parfois la même entité ou la même personne joue tous les rôles. Le terme de « maîtrise d’ouvrage » n’est pas toujours utilisé mais les fonctions décrites n’en restent pas moins pertinentes.

 

Prenons un exemple concret avec la mise en place de la législation MIFID.

 

Dans ce cas la maîtrise d’ouvrage stratégique a pu être le directeur de la compliance de la banque. Dans le cadre de sa veille législative il a été le premier à être informé d’une nouvelle loi en gestation et à avoir une vision haut niveau de ses impacts sur l’organisation. Deux ans avant l’implémentation il a été en mesure avec le directeur informatique d’estimer grossièrement les moyens nécessaires, ou au moins de prévoir un item dans le catalogue des projets informatiques des années suivantes.

 

A mesure que la mise en place de MIFID se rapprochait, le directeur de la compliance a eu plus d’information sur la réforme, il a pu choisir un de ses collaborateurs pour suivre le projet assisté d’un cabinet de conseil externe. Cette petite équipe est devenue la maîtrise d’ouvrage opérationnelle du projet. Elle a fait un état des lieux de l’organisation, consulté les personnels impactés par MIFID, produit un gap analysis, point de départ pour la production d’une liste d’exigence pour le système d’information. Sur la base de ses exigences précises l’IT a pu élaborer un plan de projet détaillé dont les caractéristiques, coût, délais, contenus ont été validés au niveau stratégique par le directeur de la compliance, le directeur informatique, et la direction générale de la banque. Par exemple, la décision de faire évoluer la solution maison et de ne pas acheter un progiciel du marché a été prise à ce niveau.

 

L’IT a pu travailler de son coté à la production d’une nouvelle version du système d’information en ligne avec MIFID. Par exemple, le logiciel d’entrée en relation client a été revu pour permettre de déterminer au mieux leurs profils. La maîtrise d’ouvrage opérationnelle a toujours été présente pour répondre aux questions métiers posées par les techniciens et faire des choix quand cela a été nécessaire. En parallèle elle a préparé la réception des nouvelles applications en rédigeant les plans de test et organisé les formations MIFID qui ont été données aux personnels de la banque.

 

Une fois les applications testées et les utilisateurs formés, la maîtrise d’ouvrage est restée sur le pont pour la mise en production. Elle a suivi la correction des incidents puis fait un bilan projet.

mains serrees

La maîtrise d’ouvrage est donc un élément clé de la réussite d’un projet. Combien d’échecs ont-ils été causés par des objectifs métiers non pertinents ou des exigences mal formulées ? Il s’agit d’une fonction pivot ou compétences bancaire et IT sont requises.

 

Gwenaël Oliot

Message SWIFT : Un sujet pour informaticien ou pour banquier?

oliotg | 25 janvier, 2009 08:35

Type d'article: IT 50%  Bank 50% 

  

SWIFT est-il un sujet pour informaticien ou pour banquier?

 

SWIFT est une coopérative de banque, offrant des services et interfaces informatiques sécurisées entre plus de 7500 institutions financières réparties sur 200 pays. Les interfaces informatiques sont affaires d’informaticien mais la communication interbancaire est une affaire de banquier.

 

Voici un exemple de message SWIFT ISO15022 MT540 :

:16R:GENL

:20C::SEME//MYREF001

:23G:NEWM

:16S:GENL

:16R:TRADDET

:98A::SETT//20080623

:98A::TRAD//20080620

:35B:ISIN CH0001234567

:16S:TRADDET

:16R:FIAC

:36B::SETT//UNIT/521,

:97A::SAFE//54321

:16S:FIAC

:16R:SETDET

:22F::SETR//TRAD

:16R:SETPRTY

:95R::DEAG/CEDE/12345

:16S:SETPRTY

:16R:SETPRTY

:95P::PSET//CEDELULL

:16S:SETPRTY

:16S:SETDET

La chose est maintenant entendue, il faut forcement être informaticien pour comprendre un truc pareil !

 

Après traduction en français, le message ci-dessus est une instruction de réception de titre en free of payment. La référence du message est MYREF001, la date de la transaction est le 20/06/2008, la date souhaitée de settlement est le 23/06/2008. La réception porte sur 521 titres ISIN CH0001234567 à livrer sur le compte numéro 54321. Le settlement a lieu en Clearstream et les titres proviennent du compte numéro 12345 : Il n’y a qu’un agent back office d’une banque qui peut comprendre ce jargon !

 

Il faut donc être informaticien et banquier pour comprendre un message SWIFT.

 

L’exemple ci-dessus est tiré d’un contexte back office titre, mais SWIFT a une couverture beaucoup plus large. Elle traite également en amont de l’initiation et de la confirmation d’ordre et en aval de custody ou de gestion de collatéral. La gestion cash a également ses propres messages…

 

La maîtrise de SWIFT passe par la connaissance d’un socle technique commun auquel il faut ajouter la connaissance de métiers bancaires particuliers. Dans le socle technique on trouve la connectivité (le réseau, les passerelles, l’adressage, etc…) et la grammaire des messages. D’un point de vue métier, en continuant dans l’exemple du back office titre, il s’agit de connaître en détail le cycle de vie d’une instruction de son émission au settlement en passant par le matching et éventuellement par sa cancellation.

 

En synthèse, SWIFT est un sujet qui intéresse le banquier et l’informaticien en permettant l’implémentation de processus métiers interbancaires en STP (Straight Through Processing).

 

Gwenael Oliot

Passage à l’Euro

oliotg | 31 décembre, 2008 09:26

Type d’article : Bank 80%  IT 20%

 

Un article sur le passage à l’euro! Fin 2008! Sept ans de retard ce n’est pas un peu trop? Eh bien non le passage à l’Euro est encore d’actualité pour les cinq millions et demi de Slovaque qui abandonnent leurs Couronnes au profit de l’Euro.

 

Hors de Slovaquie, ce passage a un impact sur les systèmes d’informations de toutes les banques dépositaires qui ont des positions en Couronne Slovaque (SKK). Pour un système bancaire, un passage à l’Euro consiste principalement en deux opérations : la conversion des positions cash en euro et la redenomination des titres en Euro.

 

 

         

 

Le taux de conversion de la Couronne Slovaque en Euro est de 1 euro = 30,1260 SKK. La conversion consiste à diviser les positions cash en SKK par 30,1260 pour les transformer en Euro.

 

La redenomination est elle aussi une division mais cela est un peu plus subtile. La valeur nominale d’une obligation ou le montant de capital social associé à une action sont des attributs importants de ces titres exprimées en devise. La redenomination consiste à changer la définition des titres pour transformer ces montants exprimés en SKK en Euro. La redénomination n’est pas obligatoire, il s’agit d’un choix de l’émetteur du titre. Ainsi l’émetteur d’une obligation Slovaque peut choisir de garder le libellé de son émission en Couronne. Cela ne change pas grand-chose puisque redenominé ou pas plus aucune transaction ne pourra se faire en SKK après le 01/01/2009. Ainsi pour acheter un titre libellé en SKK il faudra utiliser des Euros ou tout autre monnaie ayant cours.

 

Dans un passage à l’Euro le timing est important car avant l’heure ce n’est pas l’heure et après l’heure ce n’est plus l’heure. Ainsi une instruction d’achat de titre reçue en SKK en 2008 une seconde avant le cut off du changement d’année doit être traitée même si son dénouement est prévu en janvier 2009. S’il s’agit d’une Receipt Versus Paiement, la partie cash d’une telle instruction doit être convertie en Euro. Cette même instruction reçue une seconde plus tard doit être rejetée car à cet instant la Couronne Slovaque n’a plus cours.

 

Souhaitons, bon courage aux informaticiens et agents de banque qui travaillent aujourd’hui et demain à cette migration au lieu de fêter la nouvelle année.

 

Gwenael Oliot

 

PS : Je vous souhaite tous mes meilleurs voeux pour l’année 2009

T2S, Target2 Securities pour les nuls.

oliotg | 11 décembre, 2008 21:12

Type d'article: IT 10%  Bank 90% 

 

T2S, Target2 Securities est un projet important dans le monde du back office titre européen. Ce sujet très technique est réservé à quelques initiés du settlement. L’objectif de cet article est de donner à un non spécialiste une idée générale de ce projet. L’idée est de faire des comparaisons avec des transactions de la vie courante, plus concrètes que les transactions financières.

 

Dans la vie de tous les jours, un acheteur et un vendeur peuvent se mettrent d’accord n’importe où (par exemple au téléphone) sur le prix d’une voiture d’occasion. Si le vendeur est aux Etats-Unis et l’acheteur au Luxembourg alors la livraison physique peut avoir lieu au Luxembourg, aux Etats Unis ou n’importe où en fonction de l’accord de vente.

 

Le cas des titres dématérialisés tels que les actions ou les obligations est un peu différent. La vente peut être conclue d’importe où sur une bourse, une plate forme de négociation, ou de grés à grés mais in fine l’échange post trade du titre et du cash se fera obligatoirement dans le pays émetteur du titre (ou plus précisément chez le Central Security Depositary du titre). Investir à l’étranger implique donc des intermédiaires appelés dépositaires et sous dépositaires entre l’investisseur et le pays émetteur du titre (plus précisément le CSD du titre).

 

Si une paire de chaussette était un titre français, un pantalon un titre belge et une chemise un titre Allemand alors en passant une commande de ces trois articles il faudrait gérer trois types de paiements (deux cartes bancaires et un cheque) et avoir trois mode de livraisons (un par la poste, l’autre en dépôt et le troisième par Fedex). Aujourd’hui avec les titres européens, un investisseur doit définir un réseau de dépositaire, sous dépositaire pour chaque CSD dont il veut acquérir des titres.

 

Le but de T2S est de simplifier tout cela en reliant les CSD européen par une infrastructure informatique. L’idée est de centraliser l’échange cash/titre des titres émis en Europe à un seul endroit. Après T2S, un investisseur institutionnel pourra travailler avec un seul CSD pour gérer la partie titre et une seule banque centrale nationale pour gérer la partie cash de ses transactions sur titre européen. Après T2S, si on reprend notre exemple, chaussettes, pantalon et chemise seront livrés à un seul endroit et payés selon un seul mode opératoire.

 

T2S est un projet mené par la Banque Centrale Européene dont le but est de faire baisser le coût des transactions financières au sein de la zone Euro. L’objectif est de faire baisser ce coût au niveau de celui du marché US. La date cible pour le démarrage est 2013. Après cette date les anciens réseaux de dépositaire sous dépositaires continueront à fonctionner mais si T2S tient ses promesses alors tout cela se simplifiera progressivement autour de la nouvelle infrastructure.

 

Gwenael Oliot

 

pour en savoir plus: http://www.ecb.int/paym/t2s/html/index.en.html

Message SWIFT pour les nuls

oliotg | 05 décembre, 2008 20:35

Type d'article: IT 50%  Bank 50% 

Si vous recherchez SWIFT sur Google vous trouverez majoritairement deux types de site : ceux dédiés à une petite voiture citadine et ceux dédiés à un système informatique inter bancaire. Il faut être précis dés le début : le présent article traite du système informatique. Maintenant que les choses sont claires nous pouvons commencer.

Dans le langage courant, « un SWIFT »  est un message relatif à un sujet financier : une demande de virement de fonds de compte à compte, un accusé de réception d’un ordre d’achat de titre, un relevé de position de compte etc... La particularité d’un message SWIFT est d’être électronique et compréhensible par un système informatique. Ainsi il est possible de le traiter de manière automatique. Concretement, le contenu des messages SWIFT s’inspire des télex et des fax qui s’échangent entre institutions.

 

Comme Frigo est une marque de réfrigérateur, SWIFT est en fait une entreprise. Il s’agit d’une coopérative détenue par des acteurs du monde financier. Son objectif est de promouvoir des techniques d’échange d’information entre institutions financières. Aujourd’hui SWIFT offre des services de messagerie et d’interface informatique à plus de 7500 institutions (banques, assurances, bourses, entreprises …) réparties dans 200 pays.

maison argent

 

 

SWIFT gère les réseaux informatiques, l’infrastructure matériel et logiciel nécessaire à l’échange des messages. Elle coordonne également les efforts de normalisation des formats des messages.

 

Plusieurs infrastructures sécurisées sont proposées en fonction du volume de message traité et du degré d’autonomie souhaité par une institution : Infrastructure privée, Infrastructure mutualisée ou simple accès Internet. Des solutions d’infrastructure robustes et scalables existent pour les institutions les plus exigeantes pouvant gérer plusieurs dizaines de milliers de message par jour. En supplément du simple acheminement des messages, SWIFT propose également des solutions d’intégration.

 

SWIFT est l’autorité d’enregistrement des normes ISO15022 et ISO20022 et joue un rôle moteur dans la définition des formats des messages. La norme ISO15022 est la plus ancienne et s’appuie sur un langage propriétaire appelé FIN. ISO20022 est en cours de déploiement et s’appuie sur une grammaire XML.

 

Exemple de message FIN 

Message équivalent en XML

:16R:ORDRDET

:16R:PRIC

:90B::DEAL//ACTU/GBP16,

:16S:PRIC

:22H::BUSE//BUYI

:22H::PAYM//APMT

:98A::EXPI//20060831

:16R:TRADPRTY

:95A::BUYR//PEFIUS22

:16S:TRADPRTY

:36B::ORDR//UNIT/500

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ISO15022 normalise les messages dans les domaines du paiement et chèques, du transfert entre institutions, des marchés monétaires et des changes, de la gestion des titres, des traveller cheques etc…  ISO20022 prend en charges les messages des domaines métiers normalisés plus récemment comme celui des fonds ou du proxy voting. L’objectif est qu’à terme ISO20022/XML remplace totalement ISO15022/FIN.

   

Gwenael Oliot

 

Pour en savoir plus :

Une stratégie pour la banque privée au Luxembourg

oliotg | 13 novembre, 2008 16:35

Type d'article: IT 0%  Bank 100% 

 

La banque privée est aujourd’hui un des piliers de l’industrie financière au Luxembourg. PricewaterhouseCoopers a produit une note en collaboration avec les acteurs de la place dont l’objet et de proposer un plan stratégique pour le private banking au Luxembourg à horizon 2012, 2015. Le présent article est une synthèse de cette note.

 

Le marché mondial de la banque privée croit et évolue. Les deux changements les plus marquants sont l’apparition de nouveaux riches dans les pays émergeants et le départ à la retraite des babys boomers. Il y a de nouvelles familles à approcher dans des zones géographiques nouvelles et de nouvelles solutions à apporter en terme de gestion de retraite et de successions.

 

La concurrence est plus forte avec l’émergence de centres financiers. Le Luxembourg a de nombreux atouts pour y faire face. On peut citer sa solide clientèle, la qualité de ses produits, ses compétences reconnues et son environnement favorable. Cependant pour atteindre une taille critique et conserver son rang, la banque privée Luxembourgeoise se doit de croître plus vite que le marché ce qui implique la mise en œuvre d’un plan d’action volontariste. 

abstrait

Jusqu’à présent le succès de la place était la somme des succès individuels de ses membres. Cette approche n’est pas suffisante pour atteindre la croissance désirée. Il y a nécessité de mettre des moyens en commun, avec des collaborations entre les banques, les pouvoirs publics et le monde universitaire. On peut s’inspirer de l’industrie des fonds fédérée autour de l ALFI, ou de l’exemple des banques privées Suisses.

 

Plusieurs défis sont à relever par ce « cluster » :

  • La gestion des ressources humaines, du recrutement et de la formation.
  • L’étude du marché et de la commercialisation.
  • La promotion de la banque privée Luxembourgeoise.
  • L’évolution du cadre fiscal et législatif avec par exemple la mise en place d’un cadre pour la gestion des fondations.
  • La mise en place d’une infrastructure mutualisée spécialisée dans les besoins du banquier privé.

Pour en savoir plus et vous faire une opinion, je vous invite à consulter la note de PricewaterhouseCoopers : http://www.pwc.com/lu/eng/ins-sol/publ/pwc_private_banking.pdf

 

Gwenael Oliot.

Un événement Deloitte sur le thème de l’anti blanchiment.

oliotg | 07 novembre, 2008 20:06

Type d'article: IT 10%  Bank 90% 

Jeudi 6 novembre, Deloitte a organisé un événement sur le thème de la lutte contre le blanchiment dans le secteur de l’assurance au Luxembourg. Cette conférence qui s’est déroulée en fin d’après midi a rassemblé trente cinq personnes environ.

La présentation s’est déroulée en deux temps : d’abords un rappel sur le cadre réglementaire de la lutte contre le blanchiment au Luxembourg puis ses impacts sur les opérations de l’assureur au jour le jour. 

Trois cas d'utilisation ont été détaillées: l’identification des clients politiquement exposés ou faisant l’objet de sanction, l’évaluation et la réévaluation du profile de risque blanchiment des clients et le contrôle des transactions.

 

Les intervenants ont insisté sur l’importance de ne pas sous estimer les coûts récurrents liés à la lutte anti blanchiment. Par exemple, les coûts de mise à jour des listes de personne politiquement exposée ou les coûts d’investigation des transactions identifiées à risque par le système informatique.

 

Un facteur clé de succès dans la mise en place d’un projet anti blanchiment est la collaboration étroite entre trois départements de l’entreprise : La compliance qui est responsable de l’application des règlements, le business qui est en première ligne au contact des clients et l’IT qui est fournisseur de solution pour les processus automatisables.

 

Cette intéressante conférence s’est terminée par un cocktail.

 

Gwenaël Oliot

Dark pools et bourses classiques.

oliotg | 26 septembre, 2008 20:44

Type d'article:  0% IT  100% Bank

Qu’est-ce qu’un dark pool? Ce n’est ni un apprenti de Darth Vader dans la Guerre Des Etoiles ni un nouveau type de billard. Il s’agit d’un moyen ouvert aux investisseurs institutionnels pour passer des ordres d’achat/vente de titre coté.

Pour comprendre ce qu’est un dark pool de liquidité, nous allons expliquer comment fonctionne une bourse classique, et expliquer en quoi les dark pools offrent un avantage pour certaine transaction. 

Sur une bourse classique, il existe pour chaque titre coté une liste d’ordre d’achat qui est confrontée à chaque instant avec une liste d’ordre de vente. Quand un ordre d’achat à un prix rencontre un ordre de vente à un prix inférieur alors il y a une transaction potentielle. Sur une bourse classique la profondeur du marché est publique. Il s’agit du volume de titre à l’achat et à la vente.

 

 stylo et courbe

Quand un gros ordre de vente est passé, il est appareillé avec tous les ordres d’achat qui propose un prix supérieur. Si cet ordre de vente est plus volumineux que la profondeur du marché, il peut n’être exécuté que partiellement. Dans ce cas deux options sont offertes au vendeur : soit attendre que de nouveaux ordres d’achat soit passés avec un prix supérieur, soit baisser son prix de vente pour pouvoir être appareillé avec un plus grand nombre d’ordre d’achat. Dans le deuxième cas la baisse du cours est enclenchée.

 

On voit donc que passer un gros ordre de vente en bourse fait baisser mécaniquement le cours. Une solution consiste a découper une grosse vente en plusieurs plus petites, pour laisser le temps au stock d’ordre d’achat de se reconstituer. Cette technique présente l’inconvénient de prendre du temps ce qui introduit le risque de voir le cours plonger pour toute autre raison avant la fin de la vente.

 

Un dark pool est une solution à ce problème. Il s’agit d’un marché où se confrontent des ordres d’achat et de vente à un prix qui est indexé sur un cours publique. Ainsi de gros ordres peuvent être passés sans influer le cours de bourse car ils sont passés hors bourse.

 

Un autre avantage des dark pools est leur coût. Les frais pour passer un ordre sur un dark pool peuvent être plus faibles que sur une bourse classique. Les opérateurs de dark pool peuvent être des brokers qui appareillent les ordres de leurs clients avant de les transmettre en bourse. Dans ce cas, les ordres font l’économie des frais de bourse.

 

Les transactions sur les dark pools ne sont pas OTC (Over The Counter) car comme en bourse les transactions y sont anonymes, seul l’opérateur connaît les parties. Elles n’influencent ni la profondeur ni le cours publique. Si on poussait l’exercice à l’extrême et que la majorité des transactions avaient lieue dans des dark pools, le cours de bourse ne serait plus représentatif de l’offre et de la demande.

 

Architecture

Un article de l’International Herald Tribune de décembre 2006 estimait que 12% des transactions sur action américaine étaient traitées hors bourse sur des dark pools. Ce même article prévoyait une augmentation à 18% pour 2010. En Europe, le monopole des bourses a été levé depuis peu, ce qui explique que les dark pools soient peu présents.

 

Jusqu’à présent, aux Etats-Unis, les dark pools ne semblent pas poser de problèmes aux organismes de régulation. Un dark pool devrait toujours être soumis à un organisme de contrôle ne serait-ce que pour surveiller les éventuelles transactions en délit d’initié. La crise financière actuelle, fait prendre conscience aux politiques de la nécessité d’augmenter leurs contrôles sur les marchés. Une batterie de nouvelles réglementations est à prévoir dans un futur proche. Reste à savoir si les dark pools y survivront…

 

Gwenael Oliot,

 

Pour en savoir plus :

IT architecture of a fund service provider.

Un exemple de Service Oriented Architecture (SOA) SWIFT.

oliotg | 19 septembre, 2008 20:24

Type de sujet:  75% IT  25% Bank

 

Dans mon article SOA dans l'industrie des fonds  j’expliquais en quoi l’utilisation de SWIFT dans les échanges des messages d’achat vente de part de fonds entre distributeurs et agents de transfert était une implémentation de SOA.

 

Un communiqué de presse Clearstream paru dans Paperjam intitulé « L’utilisation par Clearstream des normes SWIFT améliore l’interopérabilité » décrit un autre exemple de SOA SWIFT appliqué au domaine du settlement titre.

 

A lire :  http:  //www.paperjam.lu/presse/2008/09/0909_Clearstream/index.html

 

Gwenael Oliot

Introduction à la gestion des risques bancaires.

oliotg | 23 août, 2008 14:40

Type de sujet: IT 0%  Bank 100% 

   

La gestion des risques devient de plus en plus importante dans le monde bancaire. La crise des subprimes et l’affaire Kerviel en sont de belles démonstrations.

    

Risque de contrepartie, risque de taux d’intérêt, risque de marché : de quoi s’agit-il ?

Bale II, la GAP, Value at Risk : qu’est-ce que cela signifie ?

 

J’ai trouvé un document gratuit en français qui répond assez bien à toutes ses questions. En plus il ne fait que cinquante pages !

 

Bonne lecture :

http://librapport.org/Rapport-de-Stage-La-gestion-des-risques-bancaires_772_document.html_772_document.html

   

 

Gwenael Oliot.

 

Une site interessant: http://www.riskcenter.com/

La banque dans Second Life.

oliotg | 31 juillet, 2008 06:28

Type d'article: IT 30% Bank 70%

   

  

Avez-vous déjà entendu parler de Second life ? Il s’agit d’un monde virtuel où se rencontrent chaque jour en trois dimensions des millions d’internautes. Une économie virtuelle existe avec sa monnaie (le Linden dollar noté L$) des consommateurs et des fournisseurs de service.

  

Second life est un produit offert par la société américaine Linden Lab. Linden Lab met à disposition une plateforme informatique, développe et héberge un moteur de monde virtuel.

 

L’inscription à Second Life est gratuite. Tout le monde peut se connecter, créer un compte et choisir un avatar gratuitement. La seconde vie ressemble à la vraie, pour consommer il faut dépenser des Linden dollars. Il est possible d’obtenir des Linden dollars de plusieurs manières : en travaillant pour un employeur virtuel, en faisant du business dans le monde virtuel ou en achetant des L$ avec du vrai cash non virtuel.

Second Life logo

 

L’essentiel des revenus de Linden Lab provient de la vente et de la location de terrains virtuels. Pour créer un business virtuel, et vendre par exemple de robes virtuelles à des avatars féminins, il faut une boutique virtuelle installée sur un terrain virtuel acheté à Linden Lab avec du vrai cash.

 

Quel rapport entre Second Life et le monde bancaire ?

 

Second Life “is a place to be”. BNP Parisbas, ABN Amro et BCV ont déjà une île sur Second Life. Cela donne une image de modernité et c’est un endroit pour faire de la publicité ciblée sur des internautes branchés. Certains organisent des événements virtuels pour recruter du personnel tout à fait réel.

 

Second Life est une économie et a donc besoin de banques. Un système bancaire existe dans Second Life avec un marché des changes (L$/USD), des agences d’information comme Reuters et même des bourses.

 

Il y a plus de 50 000 entrepreneurs sur Second Life dont l’activité produit un flux positif en L$. Les commissions sur le marché des changes L$/USD étant importantes, nombreux sont ceux qui choisissent d’avoir une position longue en L$. Une industrie bancaire est donc apparue sur Second Life, pour investir en L$ sur des bourses non régulées ou dans des entreprises privées qui promettent d’importants revenus à leurs investisseurs.

 

La Second Life d’un banquier est proche de sa vie réelle. Par exemple le 17 janvier 2008 Reuters faisait part d’une crise bancaire dans le monde virtuelle au moment où les marchés réels étaient perturbés par l’affaire Kerviel. L’article suivant présente cette crise sans précédent dans la Second Life bank industry http://secondlife.reuters.com/stories/2008/01/17/sl-banks-scramble-for-survival-ahead-of-deadline/

  

ITOeil

 

A quand un fonds Luxembourgeois investi en Linden dollars ? Peut être quand le système bancaire virtuel sera mieux régulé.

  

Gwenael Oliot

 

Pour en savoir plus :

Impact de MIFID sur la fonction de compliance.

oliotg | 27 juillet, 2008 08:07

Type de sujet: IT 0% Bank 100% 

 

Quels sont les impacts de MIFID sur la fonction de compliance ? Telle était la question posée lors d’un événement organisé par Deloitte le 26 juin dernier.

On aurait pu croire le sujet clos puisque les projets MIFID sont terminés depuis la fin de l’année dernière. En pratique MIFID semble encore beaucoup intéresser puisque l’événement organisé par Deloitte a rassemblé environ une cinquantaine de personnes.

La présentation est entrée dans les détails de tous les nouveaux contrôles imposés par MIFID que ces contrôles soient explicitement ou implicitement requis par la réglementation.

 

cb

En synthèse voici ce que j’ai retenu de la conclusion des consultants de Deloitte:

MIFID ne modifie pas fondamentalement la fonction de compliance officer, car elle ne fait qu’étendre le nombre des contrôles. Cependant cette fonction qui est relativement jeune (apparue au début des années 90 au Luxembourg) entrerait dans une nouvelle phase : celle de la réduction des coûts. Pour répondre à une concurrence accrue, les directions générales imposent de faire des économies à tous les acteurs de la banque. La nouveauté serait que les compliance offices ne soient plus épargnés. Ainsi MIFID aurait un impact indirect car l’accroissement des contrôles MIFID augmente les coûts. De nouvelles méthodes de contrôle plus économiques sont donc à inventer. Une « risk based » approche serait une piste. L’idée consiste à concentrer les contrôles sur les opérations les plus risquées et d’être moins systématiques pour les autres.

Gwenael Oliot 

 

 

Voici quelques liens pour en savoir plus sur ces sujets :

Les Tops compétences au 25/07/2008

oliotg | 26 juillet, 2008 14:42

 type de sujet: 10%IT 90%Banque

Quelles sont les compétences recherchées dans le secteur bancaire au Luxembourg ?

Pour répondre à cette question voici une étude basée sur le site de recrutement jobs.lu.

Le principe est simple :
  • On se connecte à http://fr.jobs.lu/ version française.
  • Dans le champ type d’emploi on sélectionne « Banque / Assurances ».
  • Dans le champ Zone géographique on sélectionne « Luxembourg ».
  • Dans le champ mots clé on saisie « un mot clé ».
  • On clique sur rechercher.
  • On compte le nombre de résultat.
Team en escalier
 Voici les chiffres obtenus :
  • Mot clé « domaine métier » :
  1. Accounting :       177
  2. Risk :                74
  3. Custody :           56
  4. Compliance :      53
  5. Transfert:           9
  6. Retail /détail :    5
  • Mot clé « progiciel bancaire » 
  1. Multifonds :        23
  2. Olympic :           15
  3. T24 :                 0
  4. Triple :              0
  • Mot clé « fonction »
  1. Manager :          150
  2. Analyste :          64
  3. Projet        :       3
  • Mot clé « technologie IT »
  1. Oracle :             6
  2. Java :                4
  3. Cobol :              0
  4. .NET :                0
  • Mot clé « expérience »
  1. Senior :             106
  2. Junior :              32

 Je vous laisse tirer vos conclusions.

Gwenael Oliot

 
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