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oliotg | 31 mars, 2009 19:11
Type d’article : Bank 0% IT 100%
L’activité du test fonctionnel est à la frontière entre le métier et L’IT, incluse entre les tests unitaires du programmeur et les tests métiers de la maîtrise d’ouvrage.
Les tests unitaires sont des tests « boites blanches » d’un module d’application, les tests fonctionnels sont des tests « boites noires » d’une application, les tests métiers sont des tests « boites noires » d’un processus et donc de plusieurs applications.
Le point d’entrée du travail du testeur fonctionnel est la documentation des exigences fonctionnelles. La première tâche consiste à rédiger les cas de test. Il faut recenser les exigences fonctionnelles et pour chacune prévoir le ou les cas de tests qui permettent de garantir la conformité du logiciel. Il s’agit d’être astucieux en créant les cas les plus simples possibles tout en étant exhaustif.
Une fois les cas définis, il s’agit de les enchaîner sous forme de scénario. L’ordre d’exécution ne doit pas être laissé au hasard. Une bonne pratique consiste à estimer le niveau de risque des cas de test et de commencer quand c’est possible par les plus risqués. Ainsi on peut augmenter la probabilité que les bugs les plus graves soient trouvés en début de campagne de test, ce qui laissera plus de temps pour les corriger. Il est également utile d’estimer la complexité des cas de test car cela permet de suivre plus finement l’avancement des campagnes de test.
L’étape suivante est la préparation des tests. Pour chaque cas il s’agit de préparer les données de test. Deux solutions sont possibles, soit identifier des données existantes soit construire des données sur mesure. La première approche qui est la plus simple est conseillée. Malheureusement il arrive que les données n’existent pas, par exemple pour un tout nouveau système ou quand il s’agit de tester un cas très particulier. La préparation des tests inclut la réalisation d’outillage de test. Les tests fonctionnels se limitant à une seule application il est souvent nécessaire de simuler la présence d’application amont ou aval. Pour réaliser ces outils le testeur fonctionnel doit le plus souvent faire appel à un programmeur.
L’étape suivante est l’exécution des tests. Chaque cas est exécuté si possible dans l’ordre défini par les scénarios avec les données et les outils préparés aux étapes précédentes. Quand un résultat n’est pas conforme aux exigences, le testeur en informe l’équipe de développement qui confirme le bug ou remet en cause la pertinence du cas de test. Le testeur doit donner les informations les plus précises possibles au programmeur pour l’aider dans son diagnostique. S’il s’agit d’un bug, une nouvelle version du programme doit être livrée et testée. Un processus clair de suivi des bugs et corrections est indispensable. Régulièrement le testeur fonctionnel rend compte de l’avancement de ses tests. Le nombre de cas de test exécuté pondéré par leur complexité est un bon indicateur d’avancement.
Un bon testeur fonctionnel doit être rigoureux pour ne rien laisser passer, astucieux pour trouver les cas de test les plus simples, patient quand rien ne marche, diplomate pour signaler les bugs sans agresser les programmeurs et disponible quand il s’agit de donner un coup de collier à quelques jours de la mise en production. Une bonne connaissance de l’application à tester est un grand atout et du bon sens est indispensable.
Quelques conseils pour un testeur fonctionnel :
Gwenaël Oliot
Article sur les tests unitaires: http://oliotg.blog.lu/post/553/2619
Gwenael Oliot, professionnel de l'informatique bancaire.
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